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Comment se faire larguer par son associé en 7 leçons

Mis à jour le 19 Février 2014
larguer associé

En cours d’association, vous perdez la petite flamme des premiers jours, vous ne croyez plus au projet ou celui-ci ne vous anime plus ? Vous perdez la qualité qui faisait de vous le candidat n°1 à choisir pour une association ?
En principe, tout associé a le droit de rester dans la société ce qui implique qu’il ne peut pas être contraint à céder ses parts.
Cependant les statuts et le pacte d’associés peuvent prévoir des mécanismes comme la clause de sortie, pour permettre l’éviction d’un associé qui ne s’investi plus dans la société.
Voyons quelles sont les 7 façons de se faire sortir de la société par son associé.

Vous refusez de voter une délibération essentielle pour la société

refus vote

Vous êtes de moins en moins présent au bureau, vous vous désintéressez complètement de la société. Vos associés vous sollicitent en vain pour que vous daigniez venir pour remplir vos obligations.
Vous êtes tellement loin de ces préoccupations et tellement intéressé par d’autres activités étrangères à l’intérêt de la société que vous vous dites qu’ils se débrouilleront sans vous.
Cependant, vous êtes un associé à part entière et la prise de décision importante ne peut se faire sans vous. Votre indifférence peut conduire très rapidement la société à tomber dans une impasse.

Vous contredisez toutes ses décisions

contredire décision

Votre associé a toujours de nouveaux projets en tête, il vous sollicite avant chaque prise de décision. Comme tout bon associé, celui-ci décide de n'avancer que lorsqu’il a votre feu vert. Cependant vous trouvez que ses idées ne valent rien, vous n’êtes plus du tout en osmose avec votre coéquipier.
Peut-être avez-vous juste envie de le titiller, quoi qu’il arrive, c’est l’une de vos meilleures armes pour que celui-ci vous abandonne comme on abandonnerait un chien au bord de la route.

Vous exercez une activité concurrente

chez concurrent

Vous trouvez plus jolie et plus attrayante l’activité du concurrent.
Vous n’avez néanmoins pas envie de quitter le navire en laissant votre associé se débrouiller tout seul et encore moins de laisser vos parts. 
C’est décidé, quoi de mieux que d’aller chercher une nouvelle expérience chez votre concurrent, donc l’activité est fluctuante et grandissante.
Vous êtes allé chercher le succès que ne vous offre pas, ou du moins pas encore la société dans laquelle vous êtes associé.

Vous subissez un redressement judiciaire

redressement judiciaire

La crise ne vous a pas loupé, depuis quelques années, vous vous battez pour payer vos dette, vous avez oublié ce que c’était que d’épargner votre argent.
Il arrive un stade où vous n’êtes plus capable de payer le passif exigible avec votre actif disponible. Vous devez alors être soumis à une procédure de redressement judiciaire. Il devient alors difficile pour vous de répondre aux demandes de votre associé et de payer les frais nécessaires à votre collaboration.

Vous êtes inactif et définitivement plus du tout motivé

désintéressé

Vous avez décidé de suivre vos envies, l’activité de la société vous passionne moins que vous l’aviez imaginé, vous choisissez donc de rompre avec cette routine à laquelle vous vous êtes enchainées ces dernières années.
Tous les matins, vous venez travailler à 14 heures, et à 16h30 vous allez chercher vos enfants à l’école.
Oui, vous avez passé assez de temps loin d’eux, à négliger leur éducation, votre moitié ayant aussi une activité prenante, vous décidez, que puisque ce n’est pas dans la société que vous vous épanouissez, autant que vos enfants vous ramènent votre joie de vivre ! Mieux vous déménagez dans le sud de la France pour être au chaud. Tant pis, la société n'a qu'à vous suivre ou se passer de vous. 

Vous ne payez plus les frais de la société

payer charge

Puisque vous voulez gâter vos enfants, vous n’avez pas envie de gaspiller votre argent en le jetant à la société. Après tout, vous vous dites que votre associé sert à ça aussi !
Pourtant dès le début de l’association, les règles étaient claires et précises : chacun paye les charges à 50-50 !
Au fil du temps, vous êtes devenu plus proche de votre associé, vous pouvez tout vous dire, vous pensez qu’il acceptera tout de vous.
Au pire, il vous en parlera autour d’un café, ça passera pour un oubli le 1er mois et pour une habitude le 2ème… Vous finirez surtout par découvrir la facette moins, beaucoup moins conciliante de votre associé adoré.

Vous n’exercez plus d’activité professionnelle

plus d'activité professionnelle

Vous n’exercez plus votre activité professionnelle de base, celle pour laquelle vous aviez été choisi entre autre chose pour être associé dans la société.
C’est l’hypothèse dans laquelle vous avez perdu la qualité de commerçant.
Mieux : vous vous êtes fait radiez du Barreau alors que la qualité d’avocat était essentielle pour faire partie de l’association.
Comment est-il envisageable de rester associé avec une personne qui a perdu la qualité qui était essentielle et déterminante de notre accord ?!


Conclusion

Le pacte d’associés peut prévoir des clauses permettant de régler les situations de blocage, notamment les différends entre associés. Le pacte d’associés permet d’assurer une sortie sans embuche d’un associé qui ne se sentirait plus concerné par l’intérêt commun.
On pense aux clauses de sortie, aux clauses de bad leavers/good leavers ou encore la clause de préemption.


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